Les recommandations de la vérificatrice générale amélioreront la surveillance des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances
À diffuser le 23 juin – Cinq ans après sa création, l’Office de la santé mentale et de lutte contre les dépendances n’assure pas une supervision efficace des services de santé mentale et de traitement des dépendances en Nouvelle‑Écosse, constate la vérificatrice générale dans un nouveau rapport.
Le gouvernement a créé l’Office, doté de son propre ministre, en 2021, durant la pandémie de la COVID‑19, en réponse aux besoins grandissants des Néo‑Écossais. Une priorité clé de l’Office est la mise en place d’un système universel de soins de santé mentale et de traitement des dépendances offrant aux Néo‑Écossais l’accès à divers services et ressources, sans égard à leur capacité de payer.
La Nouvelle‑Écosse accuse des taux de troubles de l’humeur, d’anxiété et de dysfonctionnements liés à la consommation de substances supérieurs à la moyenne nationale. Sans soutien adéquat, de tels problèmes peuvent avoir des conséquences graves, notamment des hospitalisations accrues et des difficultés dues à l’absence de logement stable et de sécurité alimentaire.
L’une des principales responsabilités de l’Office consiste à financer les services de santé mentale et de traitement des dépendances au moyen d’un budget global qui a totalisé près d’un milliard de dollars au cours des trois dernières années.
« Cinq ans après sa création, le rôle, les responsabilités et la spécificité de l’Office par rapport au ministère de la Santé et du Mieux‑être ne sont pas clairs », affirme la vérificatrice générale Kim Adair.
L’audit révèle que l’Office assure une supervision limitée des services de santé mentale et de traitement des dépendances, malgré son rôle dans l’établissement des orientations stratégiques, des priorités et des normes à ces égards.
L’audit constate par ailleurs qu’aucune norme d’accès aux services n’a été établie pour assurer un accès uniforme et équitable aux services de santé mentale et de traitement des dépendances aux Néo‑Écossais. L’Office n’est en plus pas au courant de l’ensemble des services et des lieux de prestation existants dans la province.
L’Office collabore régulièrement avec Santé Nouvelle‑Écosse et le IWK Health Centre, dans l’esprit de collaboration qui prévaut au sein du système, mais les exigences en matière de reddition de comptes régissant ces deux partenaires manquent de clarté et ne comportent pas de points de référence ni de cibles permettant de mesurer le rendement. L’Office effectue une surveillance limitée de ces rapports et ne publie pas d’information sur le rendement des services de santé mentale et de traitement des dépendances en Nouvelle‑Écosse.
La vérificatrice générale fait néanmoins remarquer qu’une structure de gouvernance et un plan de travail ont été établis en vue de la mise en place de soins universels de santé mentale et de traitement des dépendances, y compris des échéanciers pour la réalisation de diverses initiatives.
L'audit n'a pas examiné la prestation des services de santé mentale et de traitement des dépendances aux habitants de la Nouvelle-Écosse.
À la suite de l'audit, le rapport formule 10 recommandations pour améliorer la façon dont les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances sont supervisés, gérés et communiqués au public.
Étant donné l’ampleur considérable des problèmes de santé mentale et de dépendance dans la province, il est essentiel que l’Office assure une supervision efficace des services afin de garantir l’accès aux soins à tous les Néo‑Écossais, conclut la vérificatrice générale.